Nature
Nature
Nature, in the broadest sense, is equivalent to the natural world, physical world, or material world. "Nature" refers to the phenomena of the physical world, and also to life in general. It ranges in scale from the subatomic to the cosmic.
The word nature is derived from the Latin word natura, or "essential qualities, innate disposition", and in ancient times, literally meant "birth".[1] Natura was a Latin translation of the Greek word physis (φύσις), which originally related to the intrinsic characteristics that plants, animals, and other features of the world develop of their own accord.[2][3] The concept of nature as a whole, the physical universe, is one of several expansions of the original notion; it began with certain core applications of the word φύσις by pre-Socratic philosophers, and has steadily gained currency ever since. This usage was confirmed during the advent of modern scientific method in the last several centuries.[4][5]
Within the various uses of the word today, "nature" often refers to geology and wildlife. Nature may refer to the general realm of various types of living plants and animals, and in some cases to the processes associated with inanimate objects – the way that particular types of things exist and change of their own accord, such as the weather and geology of the Earth, and the matter and energy of which all these things are composed. It is often taken to mean the "natural environment" or wilderness–wild animals, rocks, forest, beaches, and in general those things that have not been substantially altered by human intervention, or which persist despite human intervention. For, example, manufactured objects and human interaction generally are not considered part of nature, unless qualified as, for example, "human nature" or "the whole of nature". This more traditional concept of natural things which can still be found today implies a distinction between the natural and the artificial, with the artificial being understood as that which has been brought into being by a human consciousness or a human mind. Depending on the particular context, the term "natural" might also be distinguished from the unnatural, the supernatural, or synthetic.
UNE THÉORIE PHYSICALISTE DE L’AGENTIVITÉ HUMAINE
UNE THÉORIE PHYSICALISTE
DE L’AGENTIVITÉ HUMAINE
Comme nous l’avons déjà affirmé, l’être humain n’est pas simplement l’hôte
et spectateur de mécanismes internes orchestrés par des événements du
monde extérieur. Il est l’agent plutôt que le simple exécutant de l’expérience.
Les systèmes sensoriels, moteurs et cérébraux constituent les outils auxquels
les personnes ont recours pour réaliser les tâches et atteindre les buts qui
donnent sens, direction et satisfaction à leur vie (Bandura, 1997 ; Harre et
Gillet, 1994).
Les recherches sur le développement cérébral mettent en évidence le rôle
influent que joue l’agentivité dans l’évolution de la structure neuronale et
fonctionnelle du cerveau (Diamond, 1988 ; Kolb et Whishaw, 1998). Ce
n’est pas uniquement le fait d’être exposé à une stimulation qui apparaît
déterminant, mais l’action agentique dans l’exploration, la manipulation et
l’intervention sur l’environnement. En régulant leur motivation et leurs
activités, les personnes produisent les expériences qui forment le substrat
neurobiologique fonctionnel de compétences symboliques, sociales, psychomotrices
et autres. Il est évident que la nature de ces expériences est fortement
dépendante des types d’environnements sociaux et physiques que les personnes
choisissent et construisent. Une perspective agentique favorise le développement
de recherches susceptibles de fournir de nouvelles pistes par rapport
à la construction sociale de la structure fonctionnelle du cerveau humain
(Eisenberg, 1995). Il s’agit d’un espace d’investigation où la psychologie peut
faire des contributions uniques et fondamentales à la compréhension biopsychosociale
du développement, de l’adaptation et du changement humains.
La théorie sociale cognitive soutient un modèle d’agentivité émergente et
interactive (Bandura, 1986, 1999a). La pensée n’est pas une entité désincarnée,
immatérielle qui existerait indépendamment des événements neuraux qui la
produisent. Les processus cognitifs sont des activités cérébrales émergentes
qui exercent une influence déterminante. Les propriétés émergentes se distinguent
qualitativement des éléments qui les constituent et n’y sont donc pas
réductibles. Pour reprendre l’analogie de Bunge (1977), les propriétés uniques
et émergentes de l’eau telles que la fluidité, la viscosité et la transparence ne
sont pas simplement les propriétés agrégées de ses microcomposants, à
savoir l’oxygène et l’hydrogène. À travers leurs effets interactifs, ces deux
corps se transforment en phénomènes nouveaux.
Il est nécessaire de faire la distinction entre le substrat physique de la pensée,
sa construction et son usage fonctionnel. L’esprit humain est générateur,
créateur, proactif et réflexif, non pas seulement réactif. L’enterrement de
Descartes et de sa vision dualiste du monde nous oblige à relever l’immense
défi explicatif qui consiste à bâtir une théorie physicaliste de l’agentivité
humaine et d’une théorie cognitive non dualiste. Comment font les personnes
pour produire les pensées qui exercent une influence déterminante sur leurs
actions ? Quels sont les circuits fonctionnels de l’anticipation, de la planification
proactive, de l’aspiration, de l’auto-évaluation et de l’autoréflexion ?
Plus important encore, comment ces capacités sont-elles intentionnellement
mobilisées ?
Les agents cognitifs régulent leurs actes par le biais d’une causalité cognitive
« descendante », tout en subissant la mise en activité de leur organisme
par la stimulation sensorielle « ascendante » (Sperry, 1993). L’homme est
capable de concevoir intentionnellement des événements uniques, d’imaginer
des conduites inédites et de choisir de mettre ou non l’une de ces conduites à
exécution. À condition d’être incité à réaliser une telle tâche, chacun d’entre
nous est capable, spontanément et de manière tout à fait délibérée, de construire
un scénario des plus farfelus, comme, par exemple, l’image d’un hippopotame
rose en tenue de soirée en train de voler au-dessus de la lune en chantant la
scène de folie de l’opéra Lucia di Lammermoor. Les notions d’intentionnalité
et d’agentivité soulèvent la question fondamentale de savoir comment nous
créons des activités sur lesquelles nous exerçons une forme de contrôle
personnel, lequel déclenche les événements subpersonnels neurophysiologiques
nécessaires à la réalisation de certaines intentions et aspirations. Ainsi,
c’est en agissant sur la croyance bien-fondée que l’exercice est bénéfique
pour la santé, que les individus s’engagent dans diverses activités physiques
favorables au maintien de leur santé sans avoir la moindre idée de la manière
dont ces événements surviennent au niveau subpersonnel. Le résultat en termes
d’état de santé est le double produit d’une causalité agentique et d’une causalité
liée au « simple » déroulement des événements, chaque type de causalité opérant
à différents moments de la séquence.
La discipline psychologique évolue en suivant deux « chemins conceptuels »
bien divergents. L’un des axes théoriques se donne comme objet de clarifier
la nature des mécanismes fondamentaux qui gouvernent le fonctionnement
humain. Les études allant en ce sens sont fortement centrées sur le fonctionnement
interne de l’esprit dans le traitement, la représentation, le rappel et
l’utilisation des informations codées en vue d’assurer la bonne gestion des
exigences liées à la réalisation de tâches variées. Elles visent également à
déterminer l’endroit dans le cerveau où ces nombreux événements se produisent.
En règle générale, ces processus cognitifs sont étudiés sous une forme
désincarnée, coupée de la vie interpersonnelle, sans tenir compte des démarches
délibérées des personnes ni de leurs capacités autoréflexives. Or les
gens sont des êtres capables de ressentir et de se fixer des buts. Face aux
exigences prescrites par diverses tâches, les hommes agissent consciemment
afin de produire les résultats qu’ils souhaitent, plutôt que de subir simplement
des événements au cours desquels les forces situationnelles agissent sur leurs
structures subpersonnelles pour produire des solutions. Dans des situations
source Traité de psychologie
de la motivation -Philippe Carré et Fabien Fenouillet-
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